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Article Excerpt In this article, I draw on institutional theory to propose that a macro-societal market logic is shaping out understanding of the workplace trends of contingent work and overwork. This logic, in combination with specific societal changes, affects how workers experience such trends. Yet paradoxically, the market logic can be used to both support and oppose the trends, resulting in a conceptual stalemate. Research implications are discussed.
RESUME
Dans cet essai, je fais un emprunt a la theorie institutionnelle pour soutenir que la logique d'un marche macro-social, associe a des changements structurels particuliers, est en train de faconner notre comprehension et notre experience des tendances dans le monde du travail eu egard au travail en sus des heures regulieres et au travail temporaire ou occasionnel. Ce dernier represente en general une forme d'emploi atypique qui est de courte periode, instable et qui depend des besoins changeants des employeurs (Kalleberg, 2000; Connelly et Gallagher, 2004). Le surtemps se traduit habituellement en termes de salaries travaillant au-dela de 40 heures par semaine (e.g., Bunting, 2004) dans des formes d'emplois standards ou non. Les deux amenagements de travail ont ete concus et analyses en termes de pressions economiques associees a la mobilite du capital et a la mondialisation (Becker et Gerhart, 1996), la ou les pressions de la concurrence a laquelle les entreprises font face se sont produites sur le lieu du travail, contribuant ainsi a la montee du travail temporaire ou du surtemps. Encore que notre comprehension de ces tendances a ete faconnee par ce cadrage economique, qui survient quand ces enjeux sont analyses a travers la lentille d'une logique macro-societale.
Les raisonnements institutionnels sont faits de croyances, de normes et de valeurs qui guident la reflexion, les decisions et le comportement (Thornton et Ocasio, 2008; Greenwood et Hinings, 2006; Lounsbury, 2007; Reay et Hinings, 2005). Ces logiques peuvent entrer en conflit les unes avec les autres ou encore se contredirent et elles peuvent etre envisagees selon une hierarchie institutionnelle, oU des institutions de second ordre et des raisonnements sont loges dans des institutions et des logiques de premier ordre. Dans les societes occidentales developpees, les institutions macro-sociales et les logiques representent le sommet de la hierarchie institutionnelle. Friedland et Alford (1991) ont identifie les institutions de haut niveau de l'occident contemporain capitaliste comme etant le marche libre, l'etat bureaucratique, la democratie, la famille nucleaire et la religion judeo-chretienne. Pour ma part, je vais plus loin en definissant la logique macro-sociale du marche comme une logique d'un marche capitaliste caracterisee par une vision economique neo-liberale. Une preuve abondante laisse croire que la logique macro-societale du marche est inherente a un large eventail de secteurs (par exemple, les publications, la justice, les soins de sante, etc.), ce qui signifie que des logiques de niveau secondaire finissent par trouver leur empreinte dans une logique macro-sociale du marche et perdent ainsi leur caractere distinctif. Je soutiens qu'une logique macrosociale du marche a egalement ete assimilee a un nombre d'enjeux au plan de l'emploi, incluant les tendances du travail temporaire et du surtemps.
Au meme moment, les effets associes a ces deux tendances du travail sont faconnes par une convergence d'evenements qui ont restructure un environnement social plus vaste au cours des decennies recentes. Par exemple, l'effet du travail occasionnel et du travail en surtemps sur la personne se retrouve en grande partie dans le conflit travail-famille. Quand ces deux formes de travail ont pu dans le passe etre conciliees avec des exigences familiales (par exemple, le soin des enfants, le soin des plus ages, l'entretien du menage et l'attention accordee aux relations sociales), ces dernieres etaient accaparees par les femmes ne faisant pas partie de la main-d'oeuvre active, alors qu'aujourd'hui les femmes participent en grand nombre au marche-du travail. Cependant, ces types d'emploi continuent a etre ainsi qualifies comme si quelqu'un a la maison devait s'occuper de ce cote familial de la vie (Bailyn, Drago et Kochan, 2002), en depit de l'augmentation du nombre de couples poursuivant une double carriere, des unions entre personnes qui doivent vivre separement a cause de leur travail ou qui doivent effectuer un long trajet pour s'y rendre, et en depit de la sous-traitance de certains travaux domestiques.
Et parce que les logiques macro-sociales en viennent a structurer nos definitions meme des problemes et des opportunites, une logique du marche qualifie des manieres d'agir et des resultats de > ou de > a la lumiere de croyances, de normes et de valeurs associees au concept de marche. En ce qui concerne le travail temporaire et le surtemps, d'une maniere paradoxale, la logique du marche peut etre retenue pour soutenir l'une ou l'autre de ces formes, la ou le travail temporaire et le surtemps deviennent des problemes organisationnels qui doivent trouver une solution ou encore des occasions qui doivent etre saisies en autant qu'ils facilitent ou qu'ils empechent la realisation d'objectifs organisationnels. Par exemple, selon la logique du marche, le travail en surtemps peut etre une de ces occasions : la production de biens ou de services peut etre accrue tout en utilisant moins de ressources et il peut etre moins onereux pour une entreprise d'accroitre les heures de travail de personnes a son emploi que d'engager du personnel additionnel. Encore que selon cette logique du marche, on s'attend aussi a ce qu'un salarie soit efficace et productif (un argument contre le surtemps puisque ce dernier peut contribuer au stress et a l'epuisement professionnel, ce qui en retour diminue l'efficacite et la productivite). En ce qui concerne le travail temporaire, selon la logique du marche, les pertes peuvent etre minimisees (un argument en faveur du travail temporaire, qui permettrait d'eliminer une relache des activites par un recours a une main-d'oeuvre flexible, laquelle augmenterait la flexibilite de l'organisation et permettrait a cette derniere d'etre concurrentielle dans un marche mondial). Egalement, quoique le conflit travail-famille puisse s'accroitre avec le recours au travail temporaire et au surtemps, selon la logique du marche, il est typiquement percu comme un probleme individuel plutot que de groupe ou d'unite, laissant aux travailleurs le soin de regler leurs propres problemes.
Cependant, lorsque la logique du marche appliquee aux enjeux tels que le travail temporaire et le surtemps devient attrayante en termes d'hypotheses simplifiees, elle devient aussi problematique pour la meme raison. Le fait d'encadrer ces tendances dans les parametres d'une logique du marche fait en sorte qu'un glissement se produit : ce qui dans le passe prenait une valeur intrinseque prend aujourd'hui une valeur extrinseque; la logique du marche deplace les valeurs non mercantiles : ce qui auparavant etait reconnu comme une fin en soi (par exemple, la sante des travailleurs) devient un moyen pour l'atteinte d'une nouvelle fin en termes d'avantage concurrentiel. Une logique du marche limite alors notre capacite de saisir, d'apprecier et d'analyser les effets du travail temporaire et du surtemps dans des termes qui ne renvoient pas au marche, la ou justement se trouvent les effets les plus etendus. Tel que Kalleberg (1995: 1211) le resume, >.
RESUMEN
En este articulo, recurrimos a la teoria institucional para proponer que una logica macro-societal...
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