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Article Excerpt This paper focuses on the impact of information and communication technologies (ICT) on the gender pay gap along the wage distribution. Our empirical analysis relies on two complementary French surveys conducted in 1998 and 2005 on a large sample of employees. We estimate quantile regressions and use a difference-in-difference strategy to assess the effect of new technologies. Both in 1998 and 2005, we find that the gender gap estimated for the group of ICT-users is not really different from the gap for non-users. Among ICT-users, wage differentials between men and women are mostly explained by a divergence in the rewards to identical characteristics.
RESUME
Si de nombreux travaux se sont interesses a l'impact des nouvelles technologies sur les inegalites salariales entre les travailleurs qualities et peu qualifies, on sait en revanche peu de chose sur le role de ces nouvelles technologies sur les inegalites de revenu entre les hommes et les femmes. La presente etude cherche a en mesurer l'impact en France en prenant en compte l'ensemble de la distribution des salaires. Depuis quelques annees, plusieurs etudes empiriques ont souligne que le differentiel de salaire ne restait pas constant le long de la distribution. L'ecart de salaire entre les hommes et les femmes s'avere beaucoup plus eleve en haut de la distribution que pour les bas niveaux de remuneration, un phenomene connu sous le nom de plafond de verre. Ce constat a ete notamment observe en Suede, en Allemagne, au Danemark ou bien encore en Espagne. Dans le cas de la France, le differentiel salarial estime est de l'ordre de 16 % en moyenne, et il s'avere egalement plus important dans le haut que dans le bas de la distribution des salaires.
Nous cherchons a savoir si les ecarts de salaires lies au sexe sont plus ou moins importants suivant que les personnes utilisent des nouvelles technologies ou non dans le cadre de leur travail. D'un point de vue theorique, l'effet de ces nouvelles technologies est a priori indetermine. D'un cote, si l'on admet que les nouvelles technologies tendent a accroitre le rendement du capital humain, alors on peut s'attendre a ce que leur essor conduise a un accroissement des ecarts de salaires. Les femmes ont generalement moins d'experience professionnelle que les hommes et elles ont suivi moins d'annees d'etudes. De l'autre, les nouvelles technologies mobilisent davantage des capacites intellectuelles plutot que physiques dans certains metiers, ce qui vient reduire l'avantage comparatif dont disposent les hommes sur des taches demandant plus d'intensite physique. Ceci peut alors reduire le salaire relatif des hommes par rapport aux femmes et donc reduire l'ecart salarial.
Compte tenu de cette indetermination theorique, nous menons donc une etude empirique sur des donnees francaises pour les annees 1998 et 2005, mobilisant les enquetes Emplois et les enquetes Conditions de Travail. Pour ces deux annees, nous construisons deux groupes d'enquetes a partir de nos echantillons, ceux qui ont recours a des nouvelles technologies et ceux qui n'y ont pas recours. Pour chacun de ces groupes, respectivement moderne et traditionnel, nous nous interessons aux ecarts de salaire entre les hommes et les femmes. Les echantillons sont restreints aux individus travaillant dans le secteur prive, a plein temps ou a temps partiel, qui sont employes dans des firmes comprenant au moins 10 salaries. L'analyse porte donc sur 7418 enquetes pour 1998 et sur 4303 enquetes pour 2005, et la variable d'interet retenue est le logarithme du salaire horaire.
Pour etudier le role des nouvelles technologies, nous procedons de la facon suivante. Tout d'abord, nous estimons pour chaque annee une regression lineaire sur l'echantillon comprenant l'ensemble des hommes et des femmes et nous regardons si les femmes ont des salaires plus faibles en moyenne que les hommes. Cette analyse est non seulement faite sur la base de regressions de type moindres carres ordinaires, mais aussi a l'aide de regressions quantiles qui permettent de preciser l'incidence du sexe tout le long de la distribution des salaires. Nous utilisons alors un estimateur de difference en difference, qui consiste a comparer l'ecart salarial entre les hommes et les femmes respectivement pour les enquetes du groupe moderne et ceux du groupe traditionnel. Dans la mesure ou ces regressions supposent que l'incidence des caracteristiques des hommes et des femmes est la meme, nous relachons ensuite cette hypothese en ajoutant un ensemble de variables croisees dans les regressions, qui permettent de savoir quels sont les facteurs explicatifs dont le rendement differe suivant que l'enquete soit un homme ou bien une femme. Enfin, nous utilisons des techniques de decomposition pour savoir si les differences salariales observees entre les hommes et les femmes sont liees au fait que ces deux populations ont des caracteristiques observables differentes ou bien si cela est du au fait que le role des facteurs explicatifs retenus differe pour les hommes et pour les femmes. Ces decompositions sont estimees a la fois pour le niveau de salaire moyen et pour les differents quantiles de la distribution.
Nos principaux resultats sont les suivants. Au niveau moyen, le differentiel salarial entre les hommes et les femmes s'elevait a 14,4 % en 1998 et a 14,2 % en 2005 pour le groupe traditionnel, alors que l'ecart etait de respectivement 17 % en 1998 et 15,4 % en 2005 pour le groupe moderne. Pour l'ensemble des enquetes, l'ecart salarial croit de maniere reguliere le long de la distribution des salaires, l'ecart etant environ deux fois plus eleve dans le haut que dans le bas de la distribution. D'apres les estimations en differences, 1' hypothese selon laquelle le differentiel salarial par sexe differe pour les travailleurs modernes et traditionnels ne peut etre rejetee pour l'annee 2005. En 1998, l'ecart hommes-femmes est un peu plus eleve dans le secteur moderne que dans le secteur traditionnel seulement au milieu de la distribution. Parmi les utilisateurs des nouvelles technologies, les differences de salaire suivant le sexe s'expliquent essentiellement par le role differencie des facteurs explicatifs individuels entre hommes et femmes sur la remuneration. Au sein du groupe traditionnel, les differences dans les caracteristiques observables entre les hommes et les femmes justifient les ecarts de remuneration dans la premiere moitie de la distribution des salaires. C'est seulement dans la partie superieure de la distribution que les femmes sont moins payees que les hommes pour des caracteristiques identiques.
RESUMEN
Este documento se focaliza sobre el impacto de las tecnologias de informacion y comunicacion (TIC) sobre la brecha de remuneracion por genero que acompana la distribucion salarial. Nuestro amilisis empfrico se basa en dos encuestas francesas complementarias efectuadas en 1998 y 2005 con una gran muestra de empleados. Nuestras estimaciones basadas en la regresion por cuantiles y la estrategia de "diferencias en diferencias" nos permiten de corroborar el efecto de las nuevas tecnologias. En 1998 y en 2005, se constata que el desbalance inter-genero estimado por los cuatro grupos de utilizadores de nuevas tecnologias de informacion y comunicacion no es realmente diferente respecto al desbalance existente en el grupo de utilizadores. Entre los utilizadores de TIC, las diferencias salariales entre hombres y mujeres son mayormente explicadas por una divergencia en las remuneraciones considerando caracteristicas identicas.
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The effect of information and communication technologies (ICT) on wage inequalities between skilled (ICT-users) and unskilled (ICT-non-users) workers has been analyzed by a considerable amount of literature (see, among others, Beaudry and Green, 2005; Lee and Kim, 2004; Krusell et al., 2000; Krueger, 1993). In contrast, the impact of novel technologies on the gender wage gap has been less studied. Using two surveys conducted in France in 1998 and 2005, this paper seeks to gain insight on the consequences of ICT adoption on earnings inequalities between women and men along the wage distribution. More precisely, we analyze the gender gap within the group of ICT users and the group of non-users. We refer to both populations respectively as modern and traditional workers.
The economic literature has traditionally analyzed average earnings differences between women and men resulting from divergences .in work experience, years of schooling and types of jobs occupied by women and men (see Blau and Kahn, 1996, 2000, for an analysis on various OECD countries)....
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